Le breathwork présente-t-il des dangers?
Y’a-t-il des dangers à la pratique du breathwork? comme peuvent le suggérer certaines personnes. La discipline suscite des appréhensions et il est essentiel de s’informer avant de se lancer dans la pratique.
Qu’est-ce que le breathwork?
Reprenons les bases! Le breathwork est un terme général qui recouvre l’ensemble des techniques de respiration consciente. Autant dire qu’il y a autant de breathwork que d’objectifs, citons entres autres:
- la cohérence cardiaque
- la respiration en carré
- la respiration en triangle
- le 4, 7, 8
- la respiration de la marche afghane
- la méthode Wim Hoff
- la respiration holotropique
- le rebirth…
Ce que l’on peut faire, c’est de catégoriser ces techniques en deux groupes:
- les techniques de respiration permettant la relaxation
- les techniques de respiration plus active et intense
La première des techniques servirait plutôt à activer le système nerveux parasympathique, celui qui permet la détente, le bien-être. Alors que la seconde catégorie de techniques serait plutôt axée sur l’activation du système nerveux sympathique. Celui-ci relève le niveau de stress dans le corps et ce souvent pour mieux le relâcher. Et peut-être rentrer dans un état de conscience modifié.

Le Breathwork est-il risqué? De la folie pure de respirer
On m’a souvent prise pour une folle quand je parlais de breathwork. « C’est quoi ton truc de respiration qui fait perdre les pédales? » « Non mais moi je sais déjà bien respirer. » « Une expérience hors du commun juste avec la respiration? Tu parles! »
La pratique de cette technique de respiration active est si peu connue qu’elle fait même peur. Car breathwork = hyperventilation = symptômes physiques et mentaux = folie. Une logique imparable? Et pourtant, oui et non!
Jusqu’à présent, aucune étude scientifique n’a pu démontrer la dangerosité de la pratique du breathwork. Au contraire, les résultats auprès participants sont même plus alignés, en connexion avec eux-même, ils racontent même que ça permet une libération émotionnelle, des tensions physiques, il se passe même quelque chose de métaphysique, ça touche au subtil de façon inexpliquée (mais en vrai, ça peut s’expliquer avec la physique quantique et la biologie).
Alors oui, une poignée de témoignages, ça n’équivaut pas une étude scientifique mais quand vous achetez un produit ou un service, le premier truc que vous faites… c’est d’aller voir les avis Google, les commentaires alors je vise un peu plus juste.
En vrai, cette peur du danger peut se comprendre. Quand on sait que notre cerveau est juste un maillage de différents programmes qui obéissent à des modèles d’expériences passées. Et en plus, en connexion avec un côté très primitif, en lien avec des émotions désagréables ça ne donne pas spécialement envie. Et votre cerveau reptilien va vous dire : « ALERTE! Tu ne feras pas ça! ». Le mental est là pour vous protéger, c’est pourquoi il a installé la peur en vous.
Ca ne vaut bien évidemment pas pour tout le monde. Mais la peur est une émotion commune à tous et est le reflet d’un mécanisme de défense.
Et la confiance, la curiosité, le non-jugement dans tout ça?! Et si le but ici est de créer de nouvelles routes neuronales pour la nouveauté, l’inconnu, la prise de risques. Pour simplement oser. Quand est-ce que vous avez décidé de franchir le pas la dernière fois? Oser faire quelque chose de nouveau? Fait des folies?
Et je ne vous parle pas d’aller essayer le nouveau resto qui a ouvert au coin de la rue, mais d’une réelle prise de risque. Oser dire à quelqu’un qu’il/elle vous plait, faire un saut en parapente, prendre un billet à la dernière minute pour une destination inconnue…
Les symptômes ou les faux dangers du breathwork
En atelier, j’aime souvent dire en atelier que l’on n’a pas de baguette magique. Ce que l’on vous a peut-être raconté ou ce que vous avez vu quelque part sur internet est vrai, pour certains, faux pour d’autres. Chaque séance est unique et ce que vit un participant ne sera pas du tout la même expérience d’une séance à une autre.
Alors oui, des symptômes, il y en a, peut-être que vous les vivrez tous simultanément ou les uns à la suite des autres. Mais savoir que l’on peut expérimenter des palpitations, des sensations de chaud ou de froid, des picotements, des fourmillements, des lourdeurs ou des sensations de légèreté et pléthore de symptômes, ça donne pas envie, vu comme ça, je vous le concède.
Oui, cela va susciter des inconforts, des peurs, des gênes, des confrontations, c’est désagréable, incommodant, même surprenant parfois. Cela fait partie aussi de l’expérience humaine. Et tous ces symptômes sont dues à l‘hyperventilation que vous créez vous-même et que vous pouvez contrôler avec cette respiration.
De là à dire que c’est une pratique dangereuse, je ne sais pas, car à tout moment, vous pouvez revenir à une respiration naturelle et nasale et vous reprendrez possession de votre corps.
Au delà de toutes ces perturbations auxquelles le corps n’est pas habitué, il y a peut-être à la clé une libération, un dépassement, un mieux-être palpable et la phase d’intégration est là pour ça… pour intégrer au mieux les expériences, les visions, les solutions, et percevoir ce sentiment de vide comme si vous aviez déchargé les poubelles mentales . Vous restez allongé pour une durée équivalente à celle de la respiration et c’est un moment de grâce qui peut
C’est une pratique qui bouscule, qui agite les énergies du corps et contre-indiqué pour certaines personnes mais comme toute pratique mobilisant le corps, ce n’est pas pour tout le monde…
Rappel des contre-indications au Breathwork
La pratique de la respiration active et intense n’est pas recommandée pour certaines personnes:
- les femmes enceintes (au final, exclues de pas mal de pratiques..)
- les personnes ayant subi une opération chirurgicale récente
- les personnes ayant des antécédents de glaucome, de maladies cardiovasculaires
- les personnes ayant une hypertension et d’asthme sévères
- les personnes atteintes d’ostéoporose, de pathologies mentales avérées, sujettes aux crises d’épilepsie
Pour ces personnes, je recommande plutôt des respirations conscientes lentes qui vont réguler le système nerveux, ralentir le rythme cardiaque…
Et si vous ne faites pas partie de ces catégories, banco!
Les vrais dangers du breathwork ou la peur de l’inconnu
Alors, la folie, le risque, le danger seraient de rester là où vous êtes, à ne pas essayer, à rester dans le confort de vos neurones et vivre dans la peur que quelque chose vous quitterait (oui, oui je l’ai entendu celle-là aussi). Les facilitateurs en breathwork ne sont pas exorcistes.. en tout cas du bien… hehe
Oui, dans une séance de breathwork, de nombreuses sensations peuvent émerger. Les participants peuvent expérimenter de la joie, de l’anxiété, de la peur, de la tristesse, du stress, un sentiment d’euphorie, d’amour pour soi et universel, inconditionnel… Une palette d’émotions qui s’activent et se vivent. Et même face à des émotions dites inconfortables, l’idée est d’y faire face pour pouvoir les accueillir, les accepter et enfin les dépasser.
Parce que le danger, c’est de les laisser dormir à l’intérieur de vous, de les voir vous ronger progressivement, de vous dire que ce n’est pas grave et que ça va passer. D’anesthésier tout ce que vous n’appréciez pas et de voir tout ça revenir comme un boomerang quand vous êtes confronté à la même situation. Et en prime, vous ruminez et/ou vous vous plaignez constamment.
Merci mental! Merci ego!
Alors, venez essayer le breathwork pour venir libérer et surtout déconnecter, regarde ma page dédiée au breathwork pour connaitre le déroulement, checke les options du planificateur Acuity ci-dessous avec ou sans dream machine et fais un test lors d’une séance ou d’un atelier à Lyon ou à Paris ou ailleurs !
Si tu veux en savoir plus sur mon approche, visionne!
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