Submergé-e par les émotions: comment gérer le débordement?
Tu te sens submergé-e ou dépassé-e par tes émotions ? Tu ressens trop fort, trop vite, sans réussir à te calmer et ça déborde parfois ?
Larmes incontrôlables, colère soudaine, anxiété qui monte d’un coup… Ces réactions donnent la sensation de perdre le contrôle de soi et se montrent très intenses.
Et souvent, une question revient : “Pourquoi je ressens tout ça… et surtout, comment gérer mes émotions ?”
Si tu te reconnais, tu es au bon endroit.
Pourquoi suis-je submergé-e par mes émotions ?
Nous sommes des êtres émotionnels et ressentir une émotion fait partie de la vie. Les émotions sont naturelles et utiles car elles donnent des signaux au corps et colorent les expériences.
Les ressentir est donc tout à fait normal mais ce qui devient difficile, c’est quand elles deviennent trop intenses, trop fréquentes ou incontrôlables.
1. Un trop-plein émotionnel
Dans certaines situations, tu peux percevoir une surcharge, un trop plein, un débordement d’émotions. Cela se produit car il y a souvent une accumulation de tensions, d’anciennes émotions, de pression… Et tout ça stockées dans le corps. Les choses se rajoutent aux unes autres et cela crée un flot de choses non exprimées.
Tu te souviens sans doute de certains jours où tu accumules fatigue, colère non exprimée, un malentendu au travail, une tension dans le ventre qui se transforme en douleur et c’est l‘explosion, l’irritation.
A ce moment précis, le corps n’a plus assez de capacité pour gérer parce qu’il gère plusieurs choses à la fois. Et résultat: la moindre émotion devient envahissante.
Ce n’est donc pas une émotion trop intense mais tout ce qui te traverse qui s’empile et intensifie l’émotion.
Au delà de cette intensité émotionnelle, le risque est de se retrouver dans l’anesthésie et la dissociation où le corps préfère se couper de ses émotions.
2. Une difficulté à gérer ses émotions
« Calme toi », « ce n’est rien » « pense à autre chose », « demain est un autre jour »… Tu as peut-être déjà entendu ces phrases, un peu comme des injonctions pour gérer les émotions qui viennent. Mais traduisent-elles une véritable régulation de ce que tu ressens, perçois dans ton corps ?
On ne nous apprend pas vraiment à gérer nos émotions. Et on vit avec une vision et une approche assez dure de la palette émotionnelle.
Alors face à une émotion forte, certaines personnes :
- la refoulent, la renient
- la jugent
- essaient de la contrôler, de la minimiser voire de la taire
Mais ces réactions entretiennent le problème. Et ces façons de gérer les émotions ne participent pas à une régulation saine. Car, à force d’enfouir ou de dénigrer une émotion et son intensité, elle revient plus forte, plus vive.
3. L’hypersensibilité émotionnelle (parfois)
Certaines personnes ont une sensibilité émotionnelle plus élevée. On parle parfois d’hypersensibilité émotionnelle :
- émotions plus intenses
- réactions plus rapides
- grande réceptivité à l’environnement
Ce n’est pas un défaut. Mais sans outils, ça peut devenir difficile à vivre.

Émotions incontrôlables : comprendre ce qui se passe vraiment
Une émotion quelle qu’elle soit suit un cycle naturel :
- elle apparaît avec des sensations dans le corps, internes et/ou externes
- elle monte, les sensations s’amplifient
- elle redescend, tout s’estompe
Mais quand tu luttes contre elle (ou que tu la bloques), ce cycle se dérègle. Et quand tu la nourris avec d’autres histoires dans ta tête, elle ne redescend pas mais reste vive en toi.
Ainsi, l’émotion reste plus longtemps et semble hors de contrôle. C’est souvent là que naît la sensation de débordement, car l’émotion semble échapper à la régulation. Alors ça continue de tourner en boucle dans ta tête et dans ton corps.
Comment gérer ses émotions quand elles sont trop fortes ?
Entretenir et apprendre à gérer ses émotions quand elles submergent apparait alors comme une nécessité. Et il est tout à fait possible d’apprendre à gérer ses émotions sans les bloquer.
Voici quelques techniques simples à mettre en place pour te calmer émotionnellement et t’apaiser.
1. Revenir au corps pour se calmer rapidement
Quand une émotion est forte, le mental ne suffit pas. Au moment de l’activation, la partie du cerveau qui raisonne se désactive un peu plus. Car une émotion passe par le corps et des sensations.
Alors, pour ce premier exercice, tu peux réaliser un exercice simple de respiration:
- Inspire lentement par le nez
- Expire plus longtemps que tu n’inspires 2 à 3 secondes de plus
- Pose une main sur ton ventre pour sentir les mouvements du corps
- Continue 2 à 3 minutes
Cela aide à calmer le système nerveux en actionnant la branche parasympathique, le frein. C’est un retour au corps qui permet de diminuer l’intensité émotionnelle et de ne pas réagir sous le coup de l’émotion. Par le biais d’exercices somatiques ou encore la sophrologie, cela permet de relier le corps et l’esprit.
2. Nommer l’émotion
Une émotion cherche d’une certaine façon à être reconnue, à être validée. Si tu la combats ou la fuis, elle va à chaque fois revenir à la surface. La regarder de manière plus objective permet de prendre du recul par rapport à elle.
Tu peux y mettre des mots:
- nommer l’émotion
- identifier les signes du corps, localiser l’émotion
- relever les sensations que cela procure
Exemples :
- “Je ressens de la tristesse”, “Je me sens en colère”
- “Je sens une oppression dans la poitrine », « j’ai le souffle court »
Avec ces mots, tu observes, tu prends de la distance. Parfois, il nous manque un vocabulaire sur ce qui nous traverse, alors rien de mieux que de regarder la roue des émotions.
3. Ne pas réagir immédiatement
Quand une émotion est forte, on a envie d’agir tout de suite, la réaction peut même être automatique. Et pourtant, prendre quelques minutes change tout. Parfois, même tu te surprends à soupirer car ton corps a besoin d’oxygène pour revenir au calme.
Si tu es dans une situation avec une autre personne, prends un moment, isole toi éventuellement. Car répondre quand tu es activé-e ne reflète peut-être pas ce que tu comptes réellement dire. Laisse l’émotion monter et redescendre avant de répondre.
4. Libérer l’émotion dans le corps
L’émotion se perçoit dans le corps, elle a une dimension psychique, mais également physique. Toutes les sensations corporelles que tu as citées sont des indices pour sentir dans quelle partie du corp cela se joue. Et il existe plusieurs façons de libérer du corps. Tu peux :
- marcher
- respirer profondément
- faire du sport
- écrire ce que tu ressens
- laisser sortir les larmes, surtout quand elles coulent seules
- parler à quelqu’un pour te confier
L’objectif n’est pas de contrôler, mais de laisser circuler. Les exercices de respiration permettent de remettre du mouvement dans le corps. Le breathwork actif a pour objectif la libération émotionnelle.
Et pour d’autres exercices du quotidien, c’est ici.
Pourquoi je n’arrive pas à gérer mes émotions malgré mes efforts ?
Beaucoup de personnes comprennent leurs émotions… mais restent submergées. Elles ont identifié ce qui se joue
Parce que ces réactions sont souvent :
- automatiques
- ancrées depuis longtemps
- liées au corps et au système nerveux
👉 Comprendre ne suffit pas toujours à changer, les émotions ont besoin d’expériences nouvelles pour pouvoir les enregistrer dans sa mémoire et donner une nouvelle réponse au corps. Cela se passe souvent à un niveau plus inconscient. Ces émotions prennent racine à des moments clés de la vie, qui apparaissent comme des déclencheurs. Réguler les émotions prend également du temps et il n’y a pas de méthode miracle où tout est réglé en 1 seule séance. C’est pourquoi, je propose un accompagnement individuel sur plusieurs mois.
Pourquoi demander de l’aide ?
Si tu te sens souvent submergé(e) par tes émotions, malgré tes efforts pour les gérer et sortir de la boucle, c’est peut-être qu’un accompagnement peut t’aider.
Un travail plus en profondeur permet de :
- retrouver un apaisement durable
- mieux comprendre ses réactions
- développer une vraie régulation émotionnelle
Avec un praticien, tu vas te co-réguler, avancer sereinement dans ce chemin de la gestion émotionnelle. Cela peut se faire avec des pratiques douces, comme la sophrologie ou la sonothérapie. Ou encore une pratique plus intense pour libérer certaines émotions avec le breathwork.
FAQ – Questions fréquentes
Oui. Cela arrive souvent en période de stress, de fatigue ou d’accumulation émotionnelle.
La respiration lente, le retour au corps et le fait de nommer l’émotion sont très efficaces.
Elles ne sont pas incontrôlables, mais difficiles à réguler.
Cela s’apprend progressivement en redonnant d’autres expériences à ces émotions.
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